Devenir agriculteur

Devenir agriculteur

Le tracteur est l’outil indispensable de l’agriculteur.

C’est quoi ?
L’agriculteur, celui qui cultive la terre. Il peut faire le choix de se spécialiser sur un type de culture (blé, maïs, pommes de terre…) ou en combiner plusieurs (céréales, légumes, arbres fruitiers…). Une fois la terre travaillée, elle est prête a accueillir les semences. Une fois germées, elles demandent un entretien régulier (taille, arrosage, traitement contre les parasites) jusqu’à leur récolte, à la main ou à l’aide d’engins agricoles. L’agriculteur doit aussi gérer son exploitation (remboursements d’emprunt, vente de ses produits, comptes…).
J’en prends pour combien ?
3 ans après la 3e pour décrocher un baccalauréat professionnel « conduite et gestion de l’exploitation agricole option système à dominante cultures ». 78 établissements prépare ce diplôme en France. On y accède sur examen du dossier scolaire.
Le candidat idéal ?
Débrouillard et bricoleur ! Il faut par exemple savoir régler soi-même les petits pépins mécaniques des engins agricoles.
Les plus ?
Travailler au grand air.
Les moins ?
C’est un métier très prenant et qui laisse peu de place aux loisirs.
Je travaille quand ?
Au rythme des saisons. L’hiver est généralement une saison calme. Pour le reste de l’année, il commence souvent tôt le matin et finit tard le soir, weekend et jours fériés compris.
Y’a de la place pour moi ?
Oui ! Mais s’installer exige beaucoup d’investissement (rachat d’une ferme, systèmes d’arrosage automatique, engins agricoles, semences…). L’idéal est de reprendre une exploitation.
Combien je gagnerais par mois ?
En moyenne 1.400 euros. Mais le salaire varie fortement selon les cultures et selon la taille de l’exploitation.

Interview d’une agricultrice

Josiane Mespoulès, agricultrice à Labarthe (82)

Comment êtes-vous devenue chef d’exploitation ?
Je préfère le terme de paysan. En 1990, alors que je travaillais dans l’import export, j’ai repris la ferme de mes parents qui sont partis à la retraite. J’avais le choix entre travailler en ville et travailler à la campagne, j’ai préféré le contact avec la nature. L’exploitation appartenait en outre à ma famille depuis 5 générations. Aujourd’hui, je suis à la tête de 10ha. Je cultive moi-même 6ha de tritical (un croisement entre le blé et le seigle), d’orge, de tournesol, de maïs… Les 4 restants sont laissés à une entreprise agricole. J’ai également un petit élevage de volaille (poulets canettes, pintades).

Comment a évolué le métier ?
De nombreux agriculteurs ont connu de grosses difficultés financières ces dernières années. Le prix du lait s’est par exemple effondré et l’activité n’était plus rentable. Pour ma part j’ai abandonné la production laitière et j’ai beaucoup changé de type de cultures en fonction des réformes agricoles et des cours des marchés. J’ai cultivé des fèves, des courgettes, des petits pois, des melons ou encore de la vigne. J’ai également diversifié mes activités. Depuis 2000, ma ferme est ouverte au public. Cela permet de faire découvrir mon métier à des écoles, des familles, des associations, mais aussi d’arrondir les fins de mois.

Devenir mécanicien agricole

Devenir mécanicien agricole

Le mécanicien agricole travaille sur des machines hors-normes comme les moissonneuses

C’est quoi ?
Un pro de la mécanique spécialisé dans les engins et machines agricoles. Sa mission consiste à réparer et entretenir les tracteurs, pulvérisateurs et autres moissonneuses-batteuses. Il travaille en atelier ou intervient dans les exploitations sur demande des agriculteurs.
J’en prends pour combien ?
2 ans après la 3e pour obtenir le certificat d’aptitudes professionnelles (CAP) « maintenance des matériels, option tracteurs et matériels agricoles ». Environ 60 établissements en France préparent ce diplôme. Ils recrutent sur examen du dossier scolaire.
Le candidat idéal ?
Il est manuel et habile. C’est littéralement un métier dans lequel il faut mettre les mains dans le cambouis !
Les plus ?
Le plaisir de travailler sur la mécanique hors norme et de plus en plus pointue (électronique embarqué, système hydraulique…) des engins agricoles.
Les moins ?
Entre les les lourdes pièces à déplacer et les journées passées dans des positions peu confortables pour les réparations c’est un métier éprouvant
Je travaille quand ?
Pendant la période de récolte, les machines tournent à plein régime et tombent donc plus souvent en panne. Il faut alors intervenir en urgence et les journées sont bien remplies. En dehors, il fait surtout de l’entretien et les semaines sont plus calmes.
Y’a de la place pour moi ?
Oui ! Chez les concessionnaires,d’engins agricole, les coopératives agricoles ou les garage spécialisés. Il est en outre possible de monter son propre garage de réparation. Il faut alors se faire une clientèle.
Combien je gagnerais par mois ?
Environ 1.200 euros (débutant).

DR PRA

Devenir ingénieur agronome

Devenir ingénieur agronome

L’ingénieur agronome est un chercheur qui travaille en laboratoire

C’est quoi ?
Un chercheur qui peut se spécialiser dans l’amélioration des techniques agricoles et la découverte de nouvelles variétés de plantes. En laboratoire, puis en test grandeur nature sur le terrain, il met par exemple au point des engrais respectueux de l’environnement ou des produits pour éliminer les parasites sur les plantes. Selon sa spécialisation, il a la possibilité de travailler sur les cultures (céréales, légumes…) pour augmenter leur rendement ou encore leur résistance aux variations de climats (OGM).
J’en prends pour combien ?
5 ans après le bac. Tout d’abord deux ans en classes préparatoires aux concours des grandes écoles. On y accède sur examen du dossier scolaire. Après un concours, la formation est dispensée dans une école d’ingénieurs agronomes (Ensat Toulouse, Ensaia Nancy, Supagro Montpellier, AgroParisTech…) pendant 3 ans.
Le candidat idéal ?
Il a une bonne capacité d’analyse pour trouver des axes de recherches porteurs et qui seront donc financés.
Les plus ?
Ce métier de chercheur ne se cantonne pas aux laboratoires. Une bonne partie de son travail se déroule en extérieur.
Les moins ?
C’est un travail de longue haleine Les résultats de ses recherches peuvent être longs à voir. Lorsqu’il planche sur une nouvelles plantes, il faut lui laisser le temps lors des expérimentations.
Je travaille quand ?
35h à 39h par semaine
Y’a de la place pour moi ?
Oui ! Mais peu dans le public (Inra…). Les laboratoires privés, coopératives agricoles ou encore semenciers offrent plus des débouchés aux ingénieurs fraîchement diplômés.
Combien je gagnerais par mois ?
De 2.000 à 2.500 euros pour un débutant.

DR Walkerma

Devenir ingénieur agroalimentaire

Devenir ingénieur agroalimentaire

L’ingénieur agroalimentaire transforme les produits de l’agriculture en produits qui se retrouveront par exemple dans les rayons des supermarché.

C’est quoi ?
Une sorte de cuisinier de laboratoire qui transforme les produits cultivés par les agriculteurs. Il conçoit et élabore les produits alimentaires qui se retrouveront dans les rayons des supermarchés. A lui de trouver la recette et le secret pour fabriquer un biscuit plus croustillant ou qui ramollit moins vite, un yaourt plus onctueux. Il utilise pour cela des ingrédients de base, mais aussi des additifs (colorants, épaississants…). Ensuite, il met en place les tests, auprès de consommateurs témoins par exemple, avant de passer à la production à grande échelle.
J’en prends pour combien ?
5 ans après le bac. Tout d’abord 2 ans en classes préparatoires scientifiques. On les intègre sur examen du dossier scolaire. Il est alors possible de passer les concours des écoles d’ingénieurs dans l’agroalimentaire (ENSAIA Nancy, INSFA Rennes, ENSBANA Dijon…). Les études y durent 3 ans.
Le candidat idéal ?
Créatif. Certes, le produit fini doit être comestible, mais aussi se démarquer des concurrents par son goût, ses couleurs, ou sa texture pour plaire aux clients.
Les plus ?
Lancer un produit à succès qui deviendra un classique
Les moins ?
La concurrence entre industriels est féroce. L’ingénieur a cette pression lorsqu’il planche sur un nouveau produit.
Je travaille quand ?
35 à 39h par semaine. Une date butoir est imposée pour remettre le résultat de ses recherches. Lorsqu’elle approche, les horaires par semaine sont plus lourds.
Y’a de la place pour moi ?
Très peu ! Seuls quelques grands groupes industriels recrutent (Danone, Nestlé…). Et les postes sont rares.
Combien je gagnerais par mois ?
Environ 2.500 euros (débutant).