Devenir grenadier-voltigeur

Devenir grenadier-voltigeur

Avec son fusil famas, le grenadier-voltigeur est souvent en première ligne

C’est quoi ?
Un fantassin de l’armée de terre. Spécialiste du combat rapproché et du maniement des armes à feux (fusil d’assaut, lance-grenade, lance-roquette…), ce soldat se retrouve toujours en première ligne dans les conflits au sol. Sa mission : conquérir, puis contrôler le terrain ennemi. C’est le soldat par excellence.
J’en prends pour combien ?
Aucune condition de diplôme n’est requise pour devenir grenadier-voltigeur. Il suffit d’avoir plus de 17,5 ans, et réussir les tests d’aptitudes physiques, intellectuels et médicaux. L’entraînement au combat se fait ensuite sur le tas au sein de son régiment.
Le candidat idéal ?
Il a une excellente condition physique. S’approcher discrètement des lignes ennemies suppose de crapahuter sur des terrains parfois très difficiles avec un paquetage de près de 30 kilos sur les épaules.
Les plus ?
Protéger les populations civiles. En période de conflit, le soldat français a également une mission humanitaire.
Les moins ?
Envoyé en première ligne, ce soldat engage sa vie sur le théâtre des opérations.
Je travaille quand ?
Les horaires sont normaux. Toutefois le grenadier-voltigeur peut être envoyé en mission à l’étranger à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Y’a de la place pour moi ?
Oui beaucoup !
Combien je gagnerais par mois ?
1.000 euros logé, nourri, blanchi. En période de conflit, la solde de tous les militaires, quel que soit leur grade augmente en fonction de la dangerosité du théâtre des opérations. Lors de la première du Golfe elle était multipliée par 7.

DR Petremand Sylvain

Devenir officier de l’armée de terre

Devenir officier de l'armée de terre

Un général de l’armée de terre lors d’une prise d’arme

C’est quoi ?
Le chef au combat, celui qui commande les troupes au sol. Sur le terrain, c’est à lui d’établir les stratégies de défense et d’attaque pour neutraliser l’ennemi. Il a sous ses ordres des dizaines d’hommes, voire des centaines en fin de carrière.
J’en prends pour combien ?
5 ans après le bac dont 3 ans à l’école de Saint-Cyr Coëtquidan. On y accède sur concours après deux années de classe préparatoire militaire (sur dossier).
Le candidat idéal ?
Il sait garder son sang-froid ! Dans le feu de l’action, l’officier doit prendre les bonnes décisions en essayant d’épargner au maximum la vie de ses hommes.
Les plus ?
Être à la tête d’unités prêtes à répondre à vos ordres. L’élève-officier touche en outre une solde de 1.200 euros par mois durant toute la durée de ses études.
Les moins ?
Une sacrée responsabilité sur les épaules. L’officier de l’armée de terre a la vie de ses soldats entre ses mains.
Je travaille quand ?
Les horaires sont normaux, sauf en période de conflit où il est constamment sur la brèche.
Y’a de la place pour moi ?
Peu ! Environ 150 officiers sortent chaque année de Saint-Cyr.
Combien je gagnerais par mois ?
Un lieutenant, premier grade d’officier de l’armée de terre, touche une solde de 1.500 euros. Il est également logé et nourri au frais de l’armée.

DR SIRPA Terre

Interview d’un ancien pilote de chars

Adjudant-chef Michel Thorner, ancien chef de chars blindés.

Pourquoi vous êtes vous engagé ?
J’ai toujours voulu être soldat, me retrouver sur le terrain. Je me suis donc rendu dans un CIRFA, première étape indispensable pour qui veut devenir militaire quelles que soient ses aspirations : militaires du rang, sous-officier ou officier. Après avoir passé les tests d’aptitudes physiques, intellectuels et médicaux, j’ai choisi de m’engager dans un régiment de blindés. Je me suis ainsi retrouvé aux commandes du char Leclerc. Un engin hors-normes ! Jugez plutôt ! Malgré ses 56 tonnes, il passe de 0 à 32 km/h en 5 secondes. Sa portée de tir est de près de 4.000 mètres avec des obus filant à 1.790 mètres par seconde. C’est également le seul char d’assaut au monde capable de tirer tout en se déplaçant. Au volant de ce petit bijou de technologie vous vous sentez presque indestructible.

Comment a évolué l’armée ?
L’armée prête de plus en plus attention au moral des troupes. Les jeunes recrues sont régulièrement suivies par des psychologues. Car l’entraînement est une chose, la réalité du terrain en est une autre. Il ne faut pas croire qu’appuyer sur la gâchette est chose aisée, d’autant que dans certaines zones de conflit comme les pays africains vos ennemis peuvent être des adolescents. Abattre un être humain, qui plus est lorsqu’il n’est pas un soldat professionnel, peut s’avérer extrêmement traumatisant. Et la résistance morale est un élément indispensable lorsque vous vous retrouvez sur le théâtre des opérations. Il ne s’agit pas de flancher dans le feu de l’action. Vos équipiers doivent pouvoir compter sur vous.

Quel conseil donneriez-vous à nos jeunes lecteurs ?
Il est possible de découvrir l’armée dès l’âge de 16 ans à travers des stages de préparation militaire. Pendant une semaine vous vivez comme un soldat. On vous initie au tir, vous dormez dans les baraquements, mangez au messe. Bref, c’est un petit avant-goût de ce qui vous attend.

Devenir pilote d’engins blindés

Devenir pilote d'engin blindé

Le char Leclerc est le seul char à pouvoir tirer en roulant

C’est quoi ?
Celui qui est aux commandes des chars d’assaut. Bien souvent sa mission consiste à neutraliser l’artillerie et les véhicules des adversaires. Pour remplir ses objectifs il dispose de tout un arsenal : obus flèche pour transpercer les chars ennemis, obus fumigène pour masquer le champ de vison de l’ennemi, ou encore mitrailleuse…
J’en prends pour combien ?
Environ 9 mois dès l’âge de 17,5 ans et sans condition de diplôme. Tout d’abord, le candidat suit 9 semaines de formation militaire de base obligatoire. Il faut ensuite compter 3 semaines pour passer le permis poids lourds et le permis char. Enfin, au sein de son unité, 6 mois seront nécessaires pour apprendre à maîtriser tous les instruments de bord (visée laser, utilisation du canon…).
Le candidat idéal ?
Un goût prononcé pour la mécanique. Le pilote d’engins blindés est très souvent amené à mettre les mains dans le cambouis pour entretenir et réparer son véhicule.
Les plus ?
Être aux commandes d’engins incroyables (cf. interview).
Les moins ?
Pas facile de gérer vie de famille et mission à l’étranger de plusieurs mois.
Je travaille quand ?
Les horaires sont normaux. Les opérations à l’étranger durent entre 4 et 6 mois d’affilés.
Y’a de la place pour moi ?
Oui !
Combien je gagnerais par mois ?
En début de carrière la solde est de 1.000 euros logé, nourri, blanchi.

DR David Monniaux

Devenir sous-officier du génie de combat

Devenir sous-officier du génie de combat

La logistique, c’est la mission du sous-officier du génie

C’est quoi ?
Une sorte d’ingénieur de l’armée. Principal objectif : faciliter la progression des troupes en territoire ennemi. Il peut ainsi être amené à déminer une zone ou construire un pont provisoire pour faire traverser une rivière à des véhicules.
J’en prends pour combien ?
Environ 1,5 an après le bac. Le candidat suit tout d’abord une formation militaire de 8 mois destinée aux sous-officiers à l’ENSOA (Ecole nationale des sous-officiers d’active) de Saint-Maixent. Il intègre ensuite l’ESAG (Ecole supérieure et d’application du génie) d’Angers pour une durée de 6 mois à 1 an afin de se spécialiser dans le génie du combat.
Le candidat idéal ?
Rigueur et concentration sont des qualités indispensables lors des opérations de déminage et d’assemblage de ponts.
Les plus ?
La variété de ses missions à la fois en matière de technicité mais aussi de combat car c’est également un soldat
Les moins ?
Certaines missions comme le déminage sont extrêmement risquées.
Je travaille quand ?
Les horaires sont normaux sauf en période de conflit. Il est en outre envoyé plusieurs semaines par an en manœuvre, un entraînement en conditions réelles de guerre.
Y’a de la place pour moi ?
Oui ! L’armée recrute régulièrement des sous-officiers du génie de combat.
Combien je gagnerais par mois ?
En début de carrière la solde est de 1.200 euros par mois, logé et nourri au frais de l’armée. Comme pour tous les militaires, quel que soit leur grade, cette rémunération augmente lors des opérations à l’étranger.

DR Ad Meskens