Devenir conducteur de train

C’est quoi ?
Il conduit les trains de voyageurs ou de fret.
J’en prends pour combien ?
Après avoir obtenu un BEP en électronique, le candidat passe des tests de connaissances organisés par la SNCF. Puis, il bénéficie d’une formation rémunérée de 4 mois.
Le candidat idéal ?
Il est capable de se concentrer plusieurs heures durant pour réagir vite aux signalisations disposées le long de la voie et aux indications envoyées sur le tableau de bord (trafic, vitesse à respecter, …).
Les plus ?
La grande variété de locomotives à conduire : TGV, trains-corail, RER, métros ou encore tramway.
Les moins ?
Etre responsable de la vie de plusieurs centaines de passagers est stressant.
Je travaille quand ?
35 heures par semaine, réparties du lundi au dimanche.
Y’a de la place pour moi ?
Environ un candidat sur 15 est retenu par la SNCF.
Combien je gagnerais par mois ?
A partir de 1400 euros (débutant)

DR Clicsouris

Interview d’un conducteur de trains

Ludovic Privas, conducteur de train.

Qu’est-ce qui vous attire dans ce métier ?
J’aime être autonome ! C’est un métier dans lequel je me sens libre. On est seul dans notre cabine, loin de la paperasse et de la hiérarchie directe. Ce sentiment d’indépendance est, en plus, renforcé par le fait que je vais partout : Genève, Saint-Etienne, Marseille… On voit du pays comme on dit. Il existe bien sûr des contraintes, notamment d’horaires et de sécurité. Je dirais tant mieux d’ailleurs ! Ce sont ces contraintes qui font monter l’adrénaline dans ce métier. Car au moindre souci durant le trajet, comme une panne de moteur, ou de freins, il n’y a personne d’autre que nous pour le régler. Et on doit le régler vite, sans négliger bien sûr la sécurité des voyageurs.

Comment a évolué votre métier ?
Aujourd’hui, la concurrence entre transporteurs augmente ce qui contraint la SNCF à faire des économies. Par conséquent, elle tend à spécialiser ses conducteurs sur un type de véhicule et une seule ligne. Le métier risque, à terme de devenir monotone. Il faut savoir que conduire un TER de voyageurs n’est pas du tout la même chose que piloter un train de fret (distance de freinage, gabarit, …). Heureusement, il reste des moyens de passer d’un engin à un autre. Mais il faut suivre des formations supplémentaires (3 mois pour le TGV) alors qu’avant on nous apprenait tout avant de nous mettre en cabine. C’est dommage car ce qui faisait un des attraits de ce métier, c’était justement la diversité des lieux où l’on se rend et des locomotives à piloter.

Devenir aiguilleur de train

C’est quoi ?
C’est celui qui décide quelle voie doit emprunter un train en fonction de sa destination et de l’état de la circulation. Il travaille dans une gare ou un poste d’aiguillage et manœuvre les panneaux de signalisation et les aiguillages grâce à un ordinateur.
J’en prends pour combien ?
Un niveau BEP suffit. Mais le bac vous donnera de meilleures chances de réussir les tests de recrutement (logique, français,…). Une fois ces tests réussis, la SNCF assure une formation rémunérée de 15 semaines sanctionnée par une évaluation professionnelle.
Le candidat idéal ?
Sens de l’organisation et sang-froid sont des atouts essentiels pour gérer des kilomètres et des kilomètres de voies et régler les problèmes de circulation.
Les plus ?
En cas de trafic dense, d’un train bloqué sur la voie, il faut réagir très vite ce qui rend le métier assez excitant.
Les moins ?
Les horaires ne sont pas fixes et peuvent changer d’une semaine sur l’autre.
Je travaille quand ?
35 heures par semaine, réparties du lundi au dimanche.
Y’a de la place pour moi ?
Oui !Environ 800 opérateurs de circulation sont embauchés chaque année par la SNCF.
Combien je gagnerai pas mois ?
1300 euros sans les primes.

DR Christophe Moustier

Devenir technicien de maintenance des voies

C’est quoi ?
Il organise et suit sur le terrain les travaux d’entretien et de réparation des voies de chemin de fer abîmées par les intempéries et le passage régulier des trains (rouille, usure, …). Il est en plus responsable de la sécurité des membres de son équipe, car travailler sur les rails est évidemment dangereux.
J’en prends pour combien ?
3 ans après le bac en maintenance (industrielle, électricité,…) ou génie civil (BTS, DUT, licence professionnelle). Le candidat peut alors passer les tests de recrutement de la SNCF (écrits, oraux). Une fois ces tests réussis, 20 semaines de formation rémunérée sont assurées par la SNCF.
Le candidat idéal ?
Il a plutôt le contact humain, pour gérer une équipe qui peut compter une vingtaine de personnes. Il est aussi rigoureux De sa planification des travaux dépend le bon entretien des voies. Et un rail mal entretenu c’est un risque de déraillement.
Les plus ?
Le train moins cher, voire gratuit !
Les moins ?
Travailler en extérieur quelles que soient les conditions de météo.
Je travaille quand ?
Du lundi au Dimanche (35 heures), cela dépend des travaux.
Y’a de la place pour moi ?
Oui. La SNCF n’est pas le seul recruteur. Toutes les villes qui ont un métro ou un tramway embauchent.
Combien je gagnerais par moi ?
1900 euros (débutant).

DR Thomas Nugent

Devenir ingénieur d’essais ferroviaires

C’est quoi ?
S’assurer du bon fonctionnement des nouveaux équipements avant leur installation dans les trains (moteur, freins, …). Il organise donc des tests sur prototypes ou par simulation informatique puis analyse les résultats. Pour cela, il pousse le matériel dans ses derniers retranchements (conditions climatiques extrêmes, grande vitesse,…) pour mesurer sa résistance et garantir la sécurité des voyageurs.
J’en prends pour combien ?
5 ans après le bac dans une école d’ingénieur généraliste (sur concours) ou dans une université scientifique, qui offre une spécialisation en physique électronique ou mécanique à partir de la 4ème année (master 1).
Le candidat idéal ?
Méthodique afin d’anticiper toutes les défaillances possibles d’un nouvel équipement, il est aussi créatif, puisque c’est à lui d’imaginer les tests à mettre en place.
Les plus ?
En plus du secteur ferroviaire, l’ingénieur d’essais peut se tourner vers le domaine aéronautique (Avions, hélicoptères, .. .), spatial ou automobile.
Les moins ?
Une grosse pression sur les délais pour toujours avoir une longueur d’avance sur les concurrents. Il faut sortir le nouvel équipement homologué avant tout le monde.
Je travaille quand ?
Du lundi au vendredi, au minimum 35 heures par semaine.
Y’a de la place pour moi ?
Chez Alstom, principal constructeur de trains en France, mais aussi dans les entreprises qui fabriquent des pièces détachées pour les trains.
Combien je gagnerai par mois ?
2200 euros (débutant).

DR Alain Stoll