Interview d’un commissaire de police

Frédéric Malon, commissaire divisionnaire à l’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP)

Pourquoi êtes-vous entré dans la police ?

Par vocation ! Au lycée, je n’avais que cette idée en tête. J’étais attiré par l’aspect investigation et enquête du métier de policier. J’ai alors passé le concours de commissaire et j’ai intégré la police judiciaire en 1990. Aujourd’hui je suis directeur de l’OCRVP. Il s’agit d’un service de la police judiciaire qui s’occupe des enquêtes criminelles d’envergure nationale (meurtre, enlèvements, affaires sexuelles…). Nous intervenons quand les polices locales sont dépassées. Il s’agit par exemple d’affaire très médiatiques ou de tueurs en série. Nous disposons de moyens que n’ont pas les commissariats classiques comme des profileurs. Nous nous occupons également des victimes françaises à l’étranger. Nous travaillons alors en coordination avec Interpol, Europol et les polices du pays concernés.

Comment le métier a-t-il évolué ?

La procédure d’enquête s’est alourdie ces 20 dernières années. Nous devons être très rigoureux dans la façon de conduire les investigations, et respecter les formalités à la lettre, sous peine de faire capoter l’enquête et de remettre en liberté le principal suspect. L’un des principaux apports de ces deux dernières décennies est sans conteste les progrès de la science. Les analyses ADN donnent de très bons résultats pour résoudre des enquêtes. Mais ce n’est pas la panacée. Les filatures, les planques, les perquisitions et les interrogatoires restent incontournables.

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aller à la barre d’outils