Interview d’un concepteur de manèges

Philippe Legrain, concepteur de manèges à Saint-Gobain (Aisne)

Comment êtes-vous devenu concepteur de manèges ?

Par le hasard de la vie. Au départ, je fabriquais des chevaux en bois à usage décoratif. Mais l’activité ne décollait pas. Du coup, sur cette base, j’ai bifurqué vers la conception de manèges. Cela fait désormais 28 ans que je fabrique des carrousels pour le France, mais aussi pour l’étranger. Et je ne m’ennuie pas, car les tâches sont variées, du premier dessin jusqu’à la fabrication finale. Un processus qui prend entre 4 et 6 mois. J’aime beaucoup cette impression de donner vie à des matériaux. En outre, comme je suis à mon compte, j’ai aussi la casquette de commercial. Je suis donc amené à voyager pour vendre mes attractions.

Comment a évolué le métier ?

Il y a 20 ans, les parcs d’attractions ont poussé comme des petits pains. C’était un peu l’âge d’or. La France représentait 70% de notre activité. Aujourd’hui, ce n’est plus que 50%. le marché est saturé, et nous devons nous exporter. La technologie a elle aussi énormément évolué. Les matériaux en composite, l’acier soudé, les systèmes électronique de sécurité soudé ont remplacé la fabrication en bois. Enfin, la plupart des manèges sont désormais des modèles uniques. Les forains ou les parcs veulent des attractions que le public ne trouvera nulle part ailleurs.

 

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