Interview d’un monteur pour le cinéma

Nicolas Sarkissian, chef monteur (Ils, Eden Log)

Comment êtes-vous devenu monteur ?

Par hasard ! Au départ, je voulais être chef opérateur, faire des prises de vue sous la direction d’un réalisateur. J’étais même engagé sur un film, mais un accident à la main m’a contraint à me retirer du projet. Je me suis alors concentré sur le montage. Un vrai bonheur, car le travail du monteur se rapproche de celui du réalisateur. Un montage se réfléchit, se pense dès la lecture du scénario. On doit voir où l’auteur veut en venir. On dit à ce propos qu’un scénario bien écrit donne un film bien monté. Une fois le tournage terminé, on travaille directement avec le réalisateur. On l’écoute, lui propose des idées. Une collaboration étroite est indispensable à cette étape. Enfin, cerise sur le gâteau pour un cinéphile comme moi, le monteur est le premier spectateur du film.

Comment se monte un film ?

Par informatique. Depuis l’arrivée du numérique il y a une quinzaine d’années, on reçoit directement les rushes sur ordinateur. Il existe ensuite plusieurs logiciels qui permettent de traiter les images, d’effectuer des effets de transitions, de couper des scènes… Bref de construire un film. Lorsque le montage terminé (image et son), le fichier vidéo est envoyé à un laboratoire qui le reporte sur pellicule. Il en fait des copies qui sont alors distribuées aux salles qui projettent le film.

 

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