Interview d’un muséographe

Jean-Marc Gaillard, scénographe-muséographe à Pierre de Bresse (71)

Comment êtes-vous devenu muséographe ?

J’ai commencé par une formation aux beaux-arts. En 1982, j’ai été embauché dans un musée. Après 20 ans de bons et loyaux services, j’ai créé mon cabinet de muséographie-scénographie. Depuis j’ai travaillé sur différents projets, comme le mémorial de Calvi dédié à Jean Moulin ou l’exposition « ils arrivent demain… » sur les Harkis. C’est ce qui me plait dans ce métier : m’imprégner, me cultiver et me nourrir de tous ces thèmes sur lesquels je planche. Car avant de passer à l’installation, il faut bien maîtriser son sujet. C’est le meilleur moyen de rendre fidèlement la trame d’une exposition au public.

Comment la métier a évolué ?

Il faut travailler de plus en plus vite. Aujourd’hui, nous devons fournir un avant-projet à nos clients en quelques semaines, ce qui est extrêmement court. Car il faut penser à tout, les matériaux utilisés pour les supports qui accueillent les photos par exemple, les ateliers d’animation, la disposition des salles, l’éclairage, l’acoustique… L’objectif est d’apporter la culture au public sans qu’il ne se sente contraint. Cela demande de la réflexion et du temps. Je regrette également le recours massif aux bornes interactives, car elles ne sont accessibles qu’à une ou deux personnes simultanément. C’est trop restrictif !

 

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