Interview d’un orfèvre

Nicolas Marischael, orfèvre à Paris

Comment êtes-vous devenu orfèvre ?

C’est une histoire de famille ! J’ai été formé par mon père lui-même initié aux rouages du métier par mon grand-père. Aujourd’hui je travaille seul dans mon atelier, avec ma femme. Et je dois avouer que j’exerce une profession fantastique. J’apprends tous les jours. Il existe presque autant de techniques que d’objets à restaurer ou à créer. Car outre la casquette d’orfèvre, j’ai également celle de designer. L’orfèvrerie c’est aussi un savoir-faire qui a fait la réputation de la France dans le monde et à travers les siècles. Nous en sommes les héritiers.

Comment évolue le métier ?

Il est devient de plus en plus difficile d’exercer notre métier. Les grandes marques de l’orfèvrerie installent leurs ateliers à l’étranger. Les orfèvres y coûtent moins chers à l’embauche. Les artisans qui fabriquent nos outils, très spécifiques (le triboulet, la bigorne…), disparaissent peu à peu. Mais internet pourrait bien donner un nouveau souffle à notre profession. C’est un moyen assez efficace de présenter nos créations et nos services au public, comme la restauration d’objet, sans qu’il n’ait à se déplacer dans nos ateliers. Il devient plus facile de se faire connaître et d’attirer les clients. Le web est une véritable vitrine pour l’orfèvrerie.

 

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