Interview d’un pharmacien

Pierre Bèguerie, pharmacien dans un village du Pays basque et président du conseil de l’ordre des pharmaciens de l’Aquitaine

Pourquoi êtes-vous devenu pharmacien ?

J’ai toujours été intéressé par la biologie, la physique et la chimie. Puis j’adorais ces odeurs qui flottaient dans les officines et le contact que les pharmaciens avaient avec leurs clients. J’ai un temps songé à faire médecine, mais les études me paraissaient trop longues, alors je me suis tourné vers le métier de pharmacien. Et j’y ai retrouvé tout qui me plaisait quand j’étais enfant. J’ai en outre découvert un métier dans lequel on est autonome. Car après avoir un temps été adjoint, j’ai fini par monter ma propre officine dans le Pays basque il y a 20 ans.

Comment le métier a évolué ?

Quand j’ai commencé à exercer, le pharmacien passait plus de temps à préparer lui-même les médicaments. C’est beaucoup moins le cas aujourd’hui, notamment parce que leur nombre a considérablement augmenté. Je dois avoir 6000 ou 7000 références dans mon officine sans compter les génériques. Il faut donc constamment se tenir au courant. Tous les médicaments ne sont pas sur prescription, et nous devons être capable de conseiller nos clients lorsqu’ils viennent nous voir. Si c’est un petit bobo, à nous de trouver le bon remède ou alors de les diriger vers un médecin. Car nous n’avons pas le droit d’établir de diagnostic.

 

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