Interview d’une vétérinaire

Delphine Gille-Pivert, vétérinaire à Sainte-Marie (972)

Pourquoi êtes-vous devenue vétérinaire ?

Comme beaucoup c’est un rêve que l’on a depuis que l’on est tout petit. On veut soigner les animaux, leur venir en aide, s’en occuper. Pour ma part, toute ma scolarité, je n’ai eu que cet objectif en tête. J’ai en outre une passion pour les tortues marines. Pour preuve, en plus de ma profession, je fais également partie de l’association Kawan qui a pour but de protéger les tortues Luth. Toutes les nuits, entre avril et juillet, avec des bénévoles, nous nous rendons sur les lieux de pontes pour baguer les tortues et empêcher le braconnage des œufs. C’est donc vraiment la passion des animaux qui m’a poussée à devenir vétérinaire.

Comment a évolué votre profession ?

Parallèlement à la médecine humaine avec peut-être un petit temps de retard. Il y a 15, 20 ans, on a vu, par exemple, débouler les appareils d’échographie dans les cabinets et les cliniques vétérinaires. Mais, le principal changement concerne la spécialisation. Les vétérinaires sont de plus en plus pointus sur un domaine bien précis, comme les nouveaux animaux de compagnie (boas, pythons…), les canidés, ou comme moi, les chevaux. Je connais même certains confrères ophtalmologistes, c’est-à-dire qu’ils ne s’occupent que des yeux de nos charmantes bêtes. En outre, j’ai l’impression que les animaux de compagnie font de moins en moins rêver les enfants. On trouve plus de jeux électroniques sous les sapins de noël que de chiens par exemple, ce qui se répercute sur notre clientèle. Aujourd’hui, il est devenu plus difficile qu’auparavant de gagner sa vie comme vétérinaire.

 

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