Interview d’un hydrogéologue

Christian Mangan, hydrogéologue à Nice

Comment êtes-vous devenu hydrogéologue ?

Très jeune, j’ai fait beaucoup de spéléologie. Comme les sciences me passionnaient, je me suis naturellement tourné vers la géologie, puis l’hydrogéologie. Un métier qui m’a tout de suite convenu. Je ne suis pas du genre à rester au bureau à échafauder des théories. Or, l’hydrogéologie permet de passer du temps sur le terrain. J’ai aussi la possibilité de travailler sur d’autres projets. De par nos compétences nous sommes régulièrement consultés pour la réalisation de grands ouvrages, Pour les tunnels creusés dans la roche, nous devons par exempe analyser les risques présentés par les infiltrations d’eau.

Comment le métier a-t-il évolué ?

Tout d’abord, la réglementation sur les eaux est devenue beaucoup plus stricte au fil des années. Par exemple, il y a 10 ans l’État acceptait un taux de 50 microgrammes d’arsenic par litre d’eau. Aujourd’hui il ne doit pas dépasser les 10 microgrammes. Ce qui n’est pas un mal ! Mais, ça rend la tâche plus compliquée pour trouver de l’eau dite  »potable ». En outre, l’homme consomme beaucoup plus d’eau qu’auparavant. L’une de nos missions consiste à surveiller le niveau des ressources et à donner l’alerte lorsque les prélèvements dépassent le rechargement des nappes. Sans quoi elles se tarissent.

 

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