Interview d’un éleveur de bétail

Robert Létrillard éleveur de bovins à Pleudihen sur Rance (22)

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

J’ai baigné dans ce milieu depuis mon plus jeune âge puisque j’ai repris l’exploitation familiale. Et puis, je voulais travailler en plein air, suivre le cours des saisons plutôt que celui de l’horloge. Le métier d’éleveur offre cette forme de liberté dans le travail. Surtout lorsque l’on possède une exploitation individuelle comme moi. On a moins de contraintes de rendements que des éleveurs qui se sont regroupés. Je travaille pour ma pomme. De plus, c’est un métier varié. Il ne s’agit pas seulement de s’occuper d’un troupeau. Lorsque l’on est à la tête d’une exploitation, on touche à tout ! Réparer un tracteur, rafistoler une trayeuse défectueuse, entretenir la ferme, il faut être capable d’en faire le maximum soi-même.

Comment a évolué votre profession ?

Aujourd’hui, il est devenu difficile de se faire sa place au soleil. Les exploitations sont de plus en plus grandes laissant peu d’opportunités et de terre aux nouveaux venus pour s’installer. La plupart se font avaler ou mettent la clé sous la porte. Les réglementations sont, en outre, plus strictes. Les bâtiments de l’exploitation doivent respecter certaines normes de sécurité. Même son de cloche en ce qui concerne l’environnement. Il faut par exemple traiter ou stocker les défécations des animaux pour limiter le rejet de nitrate dans les nappes phréatiques. Tout cela a un coût qu’il n’est pas toujours facile d’assumer.

Quel conseil pour les jeunes qui seraient intéressés par ce métier ?

Se rendre sur des exploitations, tâter le terrain, se faire une idée des conditions de travail parfois difficiles des éleveurs.

 

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