Interview d’un ingénieur en propulsion

Nicolas Pillet, ancien ingénieur en propulsion au CNES (Centre national d’études spatiales) à Toulouse

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

J’ai toujours été attiré par tout ce qui touche au domaine spatial. En tant qu’ingénieur en propulsion, j’ai la chance de travailler sur des projets comme Ariane 5. Puis c’est un métier dans lequel on est directement impliqué dans les missions. Car notre tâche ne s’arrête pas à la conception ou la réalisation de réacteur. Pendant toute la durée de la mission nous avons accès à des mesures concernant le fonctionnement des moteurs. On surveille les jauges, en quelque sorte, et on intervient en cas d’anomalie. On accompagne par exemple les satellites pendant leurs 15 ou 20 années de durée de vie.

Comment a évolué votre profession ?

Assez lentement en fait. La technologie spatiale n’avance pas très vite contrairement à ce que l’on pourrait penser. Nous avons par exemple planché 6 ans sur le moteur d’Ariane 5. Il est d’abord passé par toute une série d’essais. Fortes pressions, hautes températures, on le pousse dans ses derniers retranchements. Pourtant, malgré toutes ces heures passées sur ces tests, on a toujours la boule au ventre au moment du décompte.

Le conseil du professionnel

Tout d’abord, être curieux. Ne pas hésiter à aller à la rencontre des professionnels. Et si c’est vraiment une passion, être tenace.

 

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