Interview d’une infirmière

Cécile Borrefly, infirmière à Paris

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Au départ, je voulais devenir sage-femme, mais j’ai raté plusieurs fois le concours d’entrée. Je me suis donc « rabattue » sur le concours d’infirmière et je dois avouer que je ne le regrette pas du tout. Le contact avec les patients est vraiment très intense, des liens se créent et un climat de confiance s’instaure. De plus, pendant la scolarité, on découvre toutes les facettes du métier. Tout au long des études, les stages se multiplient et l’on travaille dans tous les services d’un hôpital (réanimation, urgences…). C’est un métier très varié.

Comment a évolué votre profession ?

Nous sommes face à un paradoxe. Parallèlement à une augmentation du nombre de patients à traiter dans les hôpitaux, nous souffrons d’un manque cruel de personnel, ce qui alourdit la charge de travail. Du coup, de plus en plus d’infirmières quittent l’hôpital pour ouvrir leur propre cabinet. Mais les conditions pour s’installer comme infirmière libérale sont beaucoup plus strictes qu’auparavant. Il est devenu obligatoire d’investir dans un cabinet. Elle ne peuvent plus travailler depuis chez elles. Cela à un coût, notamment le loyer, qu’il est difficile de répercuter sur les honoraires. Car comme pour le médecin, les tarifs sont régis par la Sécurité sociale et augmentent peu.

 

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