Interview d’un foreur pétrolier

Jean Tag, ancien foreur pétrolier

Comment êtes-vous devenu foreur ?

J’avais 17 ans et je n’avais qu’une seule idée en tête, travailler en extérieur. Il était hors de question que je sois dans un bureau. A l’époque, je vivais en Alsace, et il y avait beaucoup de forages dans la région, c’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers ce métier. J’ai passé un concours et après deux ans d’alternance, j’ai commencé à sillonner la France sur les différents forages. Puis les années passant et les gisements se tarissant dans le pays, je partais de plus en plus à l’étranger. Mais c’était un métier qui me passionnait alors ça ne me dérangeait pas. Je touchais à tout, mécanique, menuiserie… Il n’y avait aucune routine.

Comment le métier a-t-il évolué ?

Les moyens technologiques se sont considérablement améliorés. Les appareils de forages sont devenus de plus en plus puissants. Au tout début de ma carrière, on travaillait beaucoup au doigté. On n’écoutait les machines pour détecter d’éventuels problèmes. Avec le temps, les outils se sont modernisés et les foreuses sont désormais équipés d’ordinateurs pour surveiller tout un tas de paramètres (profondeur, surchauffe des moteurs…). Cette évolution technologique est obligatoire, car le pétrole se raréfie et il est de plus en plus difficile de l’extraire.

 

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