Interview d’un conducteur de trains

Ludovic Privas, conducteur de train.

Qu’est-ce qui vous attire dans ce métier ?

J’aime être autonome ! C’est un métier dans lequel je me sens libre. On est seul dans notre cabine, loin de la paperasse et de la hiérarchie directe. Ce sentiment d’indépendance est, en plus, renforcé par le fait que je vais partout : Genève, Saint-Etienne, Marseille… On voit du pays comme on dit. Il existe bien sûr des contraintes, notamment d’horaires et de sécurité. Je dirais tant mieux d’ailleurs ! Ce sont ces contraintes qui font monter l’adrénaline dans ce métier. Car au moindre souci durant le trajet, comme une panne de moteur, ou de freins, il n’y a personne d’autre que nous pour le régler. Et on doit le régler vite, sans négliger bien sûr la sécurité des voyageurs.

Comment a évolué votre métier ?

Aujourd’hui, la concurrence entre transporteurs augmente ce qui contraint la SNCF à faire des économies. Par conséquent, elle tend à spécialiser ses conducteurs sur un type de véhicule et une seule ligne. Le métier risque, à terme de devenir monotone. Il faut savoir que conduire un TER de voyageurs n’est pas du tout la même chose que piloter un train de fret (distance de freinage, gabarit, …). Heureusement, il reste des moyens de passer d’un engin à un autre. Mais il faut suivre des formations supplémentaires (3 mois pour le TGV) alors qu’avant on nous apprenait tout avant de nous mettre en cabine. C’est dommage car ce qui faisait un des attraits de ce métier, c’était justement la diversité des lieux où l’on se rend et des locomotives à piloter.

 

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